NEW YORK, NY – SEPTEMBER 8: Finalist Serena Williams of USA has a final word with umpire Carlos Ramos of Portugal while winner Naomi Osaka of Japan looks on following the women’s final on day 13 of the 2018 US Open at Arthur Ashe Stadium of USTA Billie Jean King National Tennis Center on September 8, 2018 in Flushing Meadows, Queens, New York City. (Photo by Jean Catuffe/Getty Images)

featuredImage

Un week-end de sports, de polémique Serena Williams et de vague artificielle

Chaque lundi matin, MOVE IT MOVE IT te propose un condensé du meilleur de ce qu'il s'est passé un peu partout sur les terrains, courts et autres gymnases du monde entier.

La héroïne : Naomi Osaka

Elle est tout simplement la première Japonaise à remporter un titre du Grand Chelem. Et rien que ça, c'est un exploit. Mais ce n'est pas tout : Naomi Osaka, né d'un père haïtien et d'une mère nippone, a grandi aux États-Unis en rêvant de l'US Open et de son idole... Serena Williams qu'elle a battue ce week-end à l'US Open. L'ironie du sport. Et malgré la polémique (voir ci-dessous) soulevée par la joueuse américaine, la performance de Naomi Osaka a largement été saluée au Japon et ses compatriotes n'ont pas manqué de la féliciter.

Le coup de folie : Romano Fenati

Le pilote italien de Moto2 a juste pété un boulon sur le Grand Prix de San Marin. Alors qu'il était s'apprêtait à dépasser Stefano Manzi, en pleine ligne droite et donc à grande vitesse, il lui a touché son frein. Résultat des courses : drapeau noir et exclusion logique du coupable.

Le tweet : Colin Kaepernick

Pour le retour de la saison de football américain et même s'il n'a pas encore retrouvé de club, Colin Kaepernick est toujours indirectement présent sur les pelouses de NFL. La nouvelle égérie de Nike et instigateur du kneeling (mouvement qui consiste à s'agenouiller pendant l'hymne national afin de protester contre les inégalités et les violences envers les minorités aux États-Unis), a salué deux de ses collègues qui l'ont imité ce week-end en NFL.

"Mes frères continuent à montrer leur force inébranlable en luttant pour les opprimés. Ils ne reculent pas, même lorsqu'ils sont attaqués et intimidés. Leur courage fera avancer le monde. L'amour est à l'origine de notre résistance."

La polémique : Serena Williams et le sexisme dans le monde du tennis

En finale de l'US Open, la joueuse américaine a été pénalisée trois fois, ce qui lui a d'abord valu un avertissement, puis un point de pénalité et finalement, un jeu de pénalité. Elle a également reçu une amende de 17 000 dollars pour le comportement que voici : 

  • Même si elle raconte n'avoir rien vu, son coach a reconnu au micro d'ESPN lui avoir donné des conseils depuis la tribune. Une pratique interdite et pour laquelle elle a été pénalisée.
  • Ensuite, Serena Williams a cassé sa raquette de rage après avoir perdu un point. Une pratique également interdite et pour laquelle elle a également été sanctionnée.
  • Et enfin, énervée par ces sanctions, elle a fini par traiter l'arbitre de "menteur" et de "voleur". Là encore, elle a été pénalisée à juste titre.

Sauf que ces sanctions ne sont pas du tout passées pour la joueuse américaine. En conférence de presse, elle a expliqué pourquoi : 

"Je me bats pour les droits des femmes et pour l’égalité des genres. Et le fait qu’il me donne un jeu de pénalité pour l’avoir traité de voleur, je l’ai ressenti comme une remarque sexiste. Parce qu'il n’aurait jamais enlevé un jeu à un homme qui l’aurait traité de voleur. Ça me dépasse. Mais je vais continuer mon combat, comme pour Cornet, qui aurait dû avoir le droit de remettre son tee-shirt à l’endroit sans être menacée d’une amende. C’est scandaleux."

Et au final, si Serena Williams a reçu du soutien de la part du public et d'anciennes gloires du tennis, elle a aussi rencontré des contradicteurs. Ces derniers soutiennent ses combats mais regrettent qu'elle puisse mélanger un point de règlement (l'impossibilité de communiquer avec son coach) et le sexisme dans le tennis.

La vidéo : Novak Djokovic

Aucun doute là-dessus, le Djoker est bel et bien de retour. Que ce soit sur le terrain (puisqu'avec ce nouvel US Open gagné, il enchaîne les bonnes performances) tout comme en dehors : il est allé réconforté Juan Martín del Potro avec un gros câlin après la finale. Champion.

Le cocorico : le basket français en préparation

Sans Boris Diaw, désormais à la retraite, et d'autres joueurs (NBA et Euroligue) restés en club, les Bleus ont d'abord battu le Monténégro vendredi (83-66) avant de se défaire de la Grèce dimanche (83-66). Idem pour les basketteuses françaises qui, elles, se préparent en vue de la Coupe du Monde démarrant à la fin du mois. Elles ont battu la Lettonie vendredi (74-64) et l'Australie samedi (85-77). Prochaine étape : la Bulgarie le 13 septembre pour les hommes pour le début des qualifications, et le début du Mondial contre la Corée du Sud pour les femmes le 22 septembre prochain. 

La première : une compétition de surf sur une vague artificielle

Ça fait un moment qu'on en parle, c'est désormais une réalité. La vague artificielle imaginée et créée par Kelly Slater à Lemoore, en plein milieu du désert californien, a accueilli pour la première fois de l'histoire une étape du circuit pro. Une manche remportée par Carissa Moore chez les femmes...

... et Gabriel Medina chez les hommes.

Par Ugo Bocchi, publié le 10/09/2018

Copié