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Le sport chelou du vendredi : l'archery tag

Veille de week-end, envie de prendre l'air sans trop savoir quoi faire : le vendredi, MOVE IT MOVE IT te propose un sport que tu n'as pas encore essayé.

"Inventé" par John Jackson en mai 2011, résident américain de la sympathique bourgade de Waterloo, dans l'Indiana, l'archery tag tire sa popularité grandissante de livres et films comme la trilogie des Hunger Games ou celle, plus ancienne, du Seigneur des anneaux. C'est vrai, quoi : qui n'a jamais rêvé de manier l'arc comme Orlando Bloom dans la peau de Legolas ?

D'où les guillemets autour du mot "inventé". Car, en sa qualité de président-fondateur de l'entreprise Instinct Archery traditional gear spécialisée dans le matériel d'archerie, Mr Jackson n'a fait qu'adapter sa passion à la recette de la balle aux prisonniers, avec un soupçon de paint-ball pour épicer tout ça.

Concrètement, une partie d'archery tag se joue en trois manches de dix minutes et oppose deux équipes de trois à six joueurs équipés d'arcs et de flèches avec un embout en mousse assez tendre pour ne pas laisser d'hématomes à l'impact contrairement à une bille de paintball, par exemple, mais suffisamment dense pour que vous le sentiez passer. Les seules protections à porter obligatoirement sont donc un masque de paint-ball et un protège avant-bras pour éviter que la corde de l'arc vienne vous brûler en frottant la peau.

Les deux équipes commencent chacune dans leur camp respectif, séparé par une zone neutre où sont déposés les arcs et les flèches. Au coup d'envoi de l'arbitre, les deux équipes se ruent pour collecter armes et munitions avant de retourner se mettre à l'abri derrière des obstacles disposés dans leur camp. Dès lors, le but du jeu est de tirer sur ses adversaires pour les éliminer ou de toucher les cinq parties d'une cible placée dans le camp adverse. L'équipe qui remplit l'un de ses deux objectifs remporte la manche. Il est interdit de faire feu depuis la zone neutre ou de tirer sur quelqu'un qui s'y trouve et, lorsqu'un joueur est touché, il doit déposer les armes avant de sortir du terrain, mais peut être "ramené à la vie" si l'un de ses coéquipiers parvient à attraper une flèche tirée par un adversaire en plein vol. La classe ultime, non ?

Comme au paintball, il est également possible de jouer en configuration "capture de drapeau", c'est à dire qu'une équipe doit s'emparer de l'étendard adverse et parvenir à le rapporter dans son camp pour remporter la partie. Soit le sport parfait pour faire le plein d'adrénaline et travailler la précision, l'endurance ainsi que la cohésion d'équipe, sans rentrer chez soi avec le corps couvert de bleus.

Par Paul Bémer, publié le 14/12/2018

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