Flora Coquerel : "Mon truc à moi, c'est le vélo"

On le sait peu mais, après avoir été élue Miss France 2014, Flora Coquerel fait désormais partie d'un gang : le "Brazza Gang", qu'elle forme avec deux anciennes championnes, Muriel Hurtis et Priscilla Gneto, et qui participe actuellement à la quatrième édition du Raid des Alizés en Martinique.

Salut Flora ! C'est ta troisième participation au Raid des Alizés. En tant qu'habituée, tu nous expliques le concept ?

Flora Coquerel : Le Raid des Alizés, c'est un raid 100% féminin. Environ 70 équipes, composées de trois femmes, qui enchainent les épreuves de trail, courses d'orientation, vélo et kayak pendant cinq jours en Martinique. Chaque équipe représente une association, donc ça fait beaucoup de belles causes à défendre.

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Qu'est-ce qui t'a motivée à te lancer dans l'aventure ?

J'ai eu la chance d'être marraine de la première édition du Raid des Alizés en 2015. Je suis sportive dans ma vie de tous les jours, mais je n'avais jamais fait de raid sportif. Pas de haut niveau, ou quoi que ce soit, et c'était donc la première fois que j'allais participer à une compétition d'une telle ampleur, avec un vrai challenge. Donc quand l'organisation me l'a proposé, comme je suis présidente de mon association "Kelina", avec laquelle on construit une maternité au Bénin, je me suis dit que toutes les conditions étaient réunies. J'ai monté une équipe avec trois copines, et je me suis prise au jeu. Je suis ensuite revenue l'année suivante avec deux autres copines, Priscilla Gneto (championne d'Europe de judo en 2017, ndlr) et Muriel Hurtis (championne du monde du relais 4 x 100m en 2003, ndlr), avec qui je participe également cette année.

© Raid des Alizés 2018

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Le fameux "Brazza Gang"...

C'est ça ! Un super nom d'équipe ! On s'est connues en République du Congo, lors de l'ouverture des Jeux Africains organisés à Brazzaville en 2015. On est toutes les trois faciles à vivre, donc on a tout de suite accroché et, quand je leur ai proposé de rejoindre l'aventure, elles ont tout de suite dit "oui !". Priscilla étant toujours en activité, faire des efforts sportifs, bah c'est son quotidien. Et Muriel ayant arrêté sa carrière, ça lui permettait de rester dans le sport et de se lancer de nouveaux défis. On s'encourage les unes, les autres, et, comme ce sont des championnes qui ont un mental d'acier, ça me motive aussi à me surpasser.

Tu t'es préparée physiquement ou pas du tout ?

J'ai toujours fait beaucoup de course à pied, mais depuis ma première participation au Raid, c'est vrai que je me suis mise un peu plus au vélo. Un peu de rameur, aussi, pour retrouver la sensation de l'effort que demande le kayak, même si c'est très différent. Après, comme on découvre le programme du lendemain la veille au soir, on a plus peur de l'inconnu que de ses capacités sportives. On se demande ce qu'on va faire, quelles sont les épreuves, etc... En plus, le Raid des Alizés se déroule en Martinique, donc on appréhende surtout les conditions locales : la température, le taux d'humidité, le soleil, etc... Il faut se préparer à tout ça et ce n'est pas évident. Moi, en tout cas, c'est mon gros point faible : m'adapter à la chaleur. Parce que quand tu t'entraines à Paris, ce n'est pas pareil...

© Raid des Alizés 2018

Il y a des moments où tu t'es dit : "Mais qu'est-ce que je fais là ?"

Oui, oui, oui ! Même si, dans ces moments-là, t'es vraiment épuisée, à bout de force, que t'essayes de puiser dans ce qu'il te reste, c'est aussi là que tu te rends compte à quel point tu peux aller au delà de tes capacités. Quand tu arrives au bout de l'épreuve, t'es fière de toi et tu comprends pourquoi t'es venue, pourquoi ça en vaut la peine ! C'est hyper valorisant comme sentiment.

Chacune a sa spécialité, ou vous êtes toutes les trois dans la même galère sur toutes les épreuves ?

Comme je t'ai dit, je fais beaucoup de vélo maintenant. Donc mon truc à moi, c'est le vélo. Muriel est évidemment très douée dans la course à pied. Et Priscilla, elle gère les trails, elle donne le ton dans les montées, etc... C'est clairement la meneuse ! Avec le judo, elle est habituée à des entrainements bien plus difficiles. Et avec Muriel, on est derrière... Mais on suit, hein ! Il n'y a pas de boulet dans notre équipe ! (rires) On se complète très bien et il y en a toujours une qui crie sur les autres pour les encourager, toujours avec bienveillance.

© Raid des Alizés 2018

Ton meilleur classement sur les trois éditions auxquelles tu as pris part ?

Oulala ! Je ne m'en souviens même plus ! À peu près au milieu... Dans la vingtaine, on va dire... Si je n'ai pas retenu, c'est que ce n'était pas très glorieux non plus ! (rires) C'est aussi pour ça qu'on revient : pour le défi, l'envie d'aller plus loin, de faire mieux. Nous avons toutes les trois appris de nos erreurs et, si on ne les répète pas, il n'y a aucune raison de ne pas faire mieux.

Du coup, c'est quoi l'objectif cette année ?

Être dans la première moitié du classement, ça c'est sûr ! Rentrer dans les vingt premières, ce serait chouette. Mais l'objectif, c'est surtout de profiter. On le fait pour mon association, donc il n'y a pas de pression à se mettre. Quoi qu'il arrive, toutes les participantes qui sont ici ont déjà gagné rien qu'en prenant part à cette aventure...

Pour soutenir Kelina, l'association fondée par Flora -> c'est par là que ça se passe !

Et pour suivre le classement du Brazza Gang -> c'est par ici !

Par Paul Bémer, publié le 30/11/2018

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